lundi 28 janvier 2008

Du 15 janvier au 25 janvier 2008 – Key Biscayne, FL. /Marathon, FL. – 100 miles
































photo 5 : envoyer les voiles avec gillou sous grains soutenus
photo 2 la grand voile ...photo 3 le genois... ceci pour les penichophobes
photo 6 et 7 : biture force six rafales a 7


Lever tôt le 15 pour prendre le bus et faire un tour a Miami. 40 minutes plus tard, nous sommes dans le ‘downtown Miami’ pour prendre un petit déjeuner. Alors, franchement, Miami, ça casse pas 3 pattes a un canard ! La ville américaine dans toute sa splendeur, enfin si on peut encore appeler ça une ville américaine car tout le monde parle espagnol, les commerçants, comme a Key Biscayne s’adressent a nous en espagnol et ont tous des bonnes têtes d’hispaniques. En tout cas, la ville est composée d’immeubles vieillissants dans le style de la Courneuve, pas vraiment de monuments, des voies rapides qui passent au milieu de tout ça. On n’est pas emballes ! Et puis, contrairement a Palm Beach, ya pas que des riches ! Beaucoup de traîne-savate, l’œil hagard. On va a la bibliotheque, histoire de voir les e-mails, on se ballade un peu le long du « Bayside’ compose d’une marina et de magasins. On prend le tramway aérien (gratuit !) et hop on repart a Key Biscayne ou on ne regrette pas d’avoir mouille ! On retrouve notre petite baie, qui est en fait un trou a cyclone, avec environ 10 bateaux ou tout le monde commence à se connaître. Nous passons pas mal de temps avec les bateaux québécois qui lèvent bien le coude !!! Nous faisons des petits travaux sur Anesthésie. Nous fêtons, le 22 janvier, l’anniversaire du capitaine au petit restaurant cubain en face du mouillage. Du mauvais temps est annonce pour 2 jours et nous restons la. Avant que les vents forts n’arrivent, nous allons boire un petit café au restau cubain. Anesthésie profite de notre absence pour déraper et s’approcher dangereusement du quai en béton. Heureusement. Notre voisine de bateau vient nous avertir et nous retournons a bord remouiller correctement. 2 jours de vents forts qui nous obligent rester a bord et à surveiller notre ancre, comme tous nos voisins. Le 23 janvier, nous quittons Key Biscayne que nous avons bien aime pour continuer notre descente sur les Keys, cote océan car nous avons un tirant d’eau trop grand pour passer a l’intérieur. Donc, nous prenons le Biscayne Channel puis le Hawk Channel. Le vent qui devait être nord a tourne sud donc dans le pif ! Nous continuons donc avec notre péniche, aidés cependant par la grand voile. La mer est magnifique, d’un beau bleu turquoise. Nous naviguons en compagnie d’un bateau québécois, le ‘To ride Pegasus’ rencontre récemment. L’équipage est compose de Guy et Micheline, un couple dans la soixantaine qui a pris sa retraite en 2007. La navigation se passe bien. Nous longeons Elliott Key une partie de la journée et avons une petite pensée pour notre filleul a Montréal. Toujours des dauphins, des poissons trompettes, une tortue de mer qui montre le bout de son nez. Nous arrivons vers 16 heures à Rodriquez Key et mouillons au nord de l’île. Un petit bain de mer pour se rafraîchir, un petit verre de vin avec Guy et Micheline et au lit. Le lendemain nous nous réveillons dans un brouillard à couper au couteau. Nous restons donc une journée de plus à Key Rodriquez mais allons mouiller dans la journée de l’autre cote de l’île car du vent du nord jusqu'à 20 nœuds est annonce pour demain. Nous sommes tous seuls au mouillage. Le lendemain, nous quittons Key Rodriquez pour nous rendre à Marathon, 50 miles plus au sud. Vent du nord 20/25 nœuds. Anesthésie file sous génois entre 6 et 7.5 nœuds. Pas trop de mer. On arrive à Marathon, endroit soit disant très prise dans les keys. Tu m’étonnes !!! Nous rentrons dans Boot Key Harbor et prenons une bouée au milieu de dizaines et de dizaines de bateaux. Franchement, on a l’impression d’être dans un HLM de bateaux. Nous retrouvons quand même Guy et Micheline qui ne sont pas loin et passons la soirée ensemble. Demain, découverte de Marathon.

mardi 15 janvier 2008

De Lake Worth, FL a Key Biscayne, FL

















premiere photo; destinee a tous les mauvais commentaires sur le triangle du pepedophile
deuxieme photo; utilisation du flingue sur un moqueur de peniche (voir corps sur la plage)

Du 3 janvier au 14 janvier 2008 - De Lake Worth, FL a Key Biscayne, FL – 82 miles


Du 2 au 5 janvier, nous restons a Lake Worth en attendant que le mauvais temps passe. Encore une nuit de veille car les chaînes d’ancre se tendent au maximum et nous nous retrouvons près d’un autre bateau. Notre voisin de devant s’est également pas mal rapproche. Il vient nous voir le lendemain pour nous dire qu’il veille au grain lui aussi. Très sympa. Un couple, la soixantaine, qui vient du Vermont et qui nous aidera a chercher des adresses pour trouver des cartes maritimes de Cuba (ce qui n’est pas forcement facile aux Etats-Unis !!!). Le mouillage, compose de 35 bateaux environ (essentiellement des canadiens et des états du nord des Etats-Unis) est sympa. Les gens sont gentils et il y a une certaine solidarité. Heureusement car l’environnement, compose de ghettos de riches et de centres commerciaux est peu convivial. Nous passons aussi du temps avec le bateau québécois ‘Jaya’, déjà rencontre a Sandy Hook, NJ qui, lui, a comme prochaine destination Les Bahamas. Le 6 janvier, nous quittons Lake Worth pour nous rendre à Fort Lauderdale ou nous avons des chances de trouver des cartes de Cuba mais aussi peut être une opportunité de vendre les anciennes voiles. Beaucoup de ponts dans cette partie-la de ‘l’Intracoastal’ qui n’ouvrent que toutes les 30 minutes. Donc on attend ! Le paysage est compose de demeures luxueuses et ‘l’Intracosatal’ est, en ce dimanche, l’autoroute des cingles en bateaux moteur et jet skis qui ne ralentissent pas et nous font des vagues sans arrêt ! On ne sera vraiment pas fâches de quitter cette partie de la Floride qui n’est pas vraiment ce que l’on recherche. On arrive péniblement a s’ancrer a Boca Raton entre des dizaines de bateaux a moteur bruyants. Vers 18 heures, tout le monde s’en va (allez hop, demain, il y a du boulot !!!) et on se retrouve enfin tout seul !!! Le lendemain, les vents soufflent plus forts que prévu. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que la météo marine américaine sous estime la force des vents. On les trouve un peu légers cote prévisions météo. Par contre, ils n’oublient jamais quand du mauvais temps arrive de préciser qu’il faut bien protéger ses plantes et bien couvrir son chien (véridique !). Bref, on attend un peu que ça se calme et on part pour Fort Lauderdale ou on arrive en mi journée. Nous passons 3 jours a Fort Lauderdale en face de la petite marina municipale de ‘Las Olas’. Endroit sympa et bien place dans la ville. Nous profitons de ces 3 jours pour faire un grand ménage de printemps sur Anesthésie. Lessives de toutes les affaires d’hiver (enfin !). On achète plusieurs cartes de Cuba et un guide nautique sur l’Amérique Centrale. On met les anciennes voiles en dépôt vente ce qui nous permet d’avoir plus d’espace dans la cabine avant. On fait pas mal d’achats de pièces détachées pour le bateau (au cas ou). Bref, on ne chôme pas, tout ça a pied dans la ville de Fort Lauderdale. On dort bien la nuit après une ‘giant margarita’ bien méritée sirotée sur le front de mer tout près. On apprend aussi qu’on va avoir de la visite à Key West début février (chouette !!!!).Le 11 janvier, nous quittons Fort Lauderdale pour Miami. Nous ferons cette partie par la mer pour depoussierer le grand tube rouge, car nous ne pouvons passer un pont fixe situe juste a l’entrée de Miami. Vent dans le pif. On se fait brasser une grande partie de la journée. La mer est turquoise !!! Nous rentrons dans le port de Miami en début d’après-midi. Pas mal de trafic dans le port. Apres quelques miles, nous sommes abordes par une vedette du gouvernement et un gars en kaki nous ordonne, assez agressivement, de retourner tout de suite car nous sommes dans une ‘restricted area’. Apres quelques échanges plus ou moins amicaux, on comprend qu’on doit contourner une île de l’autre cote du port… Tout le monde se calme et on repart en cherchant notre chemin entre les cargos. Apres bien des hésitations sur l’endroit ou mouiller dans Miami, nous choisissons finalement de continuer vers le sud est et jetons l’ancre dans la grande baie de Key Biscayne. La vue sur la ville de Miami est imprenable.Depuis samedi matin, nous sommes à Key Biscayne, début des ‘Keys’ de la Floride. Nous avons retrouve 2 bateaux québécois déjà rencontres a Troy sur la rivière Hudson. Première biture sévère pour le capitaine !!!! Nous sommes mouilles dans une petite baie bien abritée a l’intérieur d’un parc fédéral et c’est franchement beau. Aux dauphins, se sont ajoutes les iguanes qui courent sur la mangrove. Visite du parc a la pointe sud de la Floride. Demain, nous allons essayer de prendre le bus pour aller faire un tour à Miami avant de continuer notre descente vers Key West. Bref, il y a plus malheureux que nous en ce moment !!!

mercredi 9 janvier 2008

De Saint-Augustine, FL a Lake Worth, FL
















Du 23 décembre 2007 au 2 janvier 2008 – de Saint Augustine,FL a Lake Worth, FL – 236 miles
Apres le mauvais temps, c’est une journée magnifique qui nous attend le 23 décembre a Saint Augustine. Un beau soleil chaud. Notre nouvelle place au mouillage à 1m50 d’eau a marée basse et Anesthésie ne risque pas de déraper cette fois car il est bien ‘tanqué’ ! Le gars qui nous a fonce dedans et qui s’est fait remorquer Dieu sait ou n’a pas juge utile de revenir nous voir pour vérifier s’il y avait des dégâts…Ca fait toujours plaisir… Sinon, journée de vacances dans Saint- Augustine. Dîner à bord de ‘Mémento Mori’, bateau de notre copain Bill. Dernier bisou à Bill qui a décidé de rester un mois à Saint Augustine ou de la famille viendra le rejoindre. Le lundi 24 décembre, nous quittons Saint Augustine et continuons vers le sud sur ‘l’intracoastal’ car la mer est encore forte dehors et il n’y a pas beaucoup de vent. Tout se passe bien mais il faut vraiment être concentre sur les bouées. Le paysage n’est pas transcendant, parties larges, constructions pas terribles !!! Nous arrivons le 24 décembre à Daytona Beach ou nous nous amarrons à un quai, derrière un bateau québécois de Tadoussac compose essentiellement d’un équipage féminin. Nous allons nous promener dans Daytona Beach ou il n’y a pas foule dans les rues en cette veille de Noël sauf à l’armée du salut, malheureusement, ou se presse une foule bigarrée !!!Nous passons la journée de Noël à Daytona Beach et allons nous promener le long de la plage ou se trouvent pas mal de touristes. Le front de mer est construit façon Disney Land mais c’est bien agréable quand même !!! De retour au bateau, nous arrivons a attraper Internet au restaurant d’a cote. On en profite pour regarder les Guignols de l’Info ce qui nous permet de nous mettre a jour sur la vie sentimentale de Sarkozy !!!Le 26 décembre, nous reprenons la barre, toujours dans ‘l’Intracostal’ ou il y a un fort courant. On rame à 4 nœuds. Arrives près de Smyrna Beach, la vedette du sheriff nous accoste et un gars monte a bord pour vérifier si les toilettes sont aux normes américaines…. (Heu !!!). Grâce à la perspicacité du capitaine, on s’en sort bien… Le sheriff nous fait un papier comme quoi tout est OK et puis s’en va ! Sinon, cette partie de la Floride n’est pas très chouette vue de ‘l’Intracoastal ». Manque d’eau a nouveau et on se plante encore une fois. Nous finissons notre journée à Titusville ou nous mouillons dans 2.5 mètres d’eau.Le jeudi 27 décembre, nous continuons pendant 40 miles sur ‘l’Intracoastal’. Il fait chaud !! Paysage monotone mais beaucoup, beaucoup d’oiseaux (pélicans, cormorans). Nous nous arrêtons pour dormir après le pont de Melbourne, mouillage déjà expérimenté il y a près de 10 ans lors de la remontée au Canada. Mais, 10 ans après, on ne reconnaît plus rien, et surtout on ne retrouve plus le petit restaurant ou on avait mangé et dansé !!!Le 29 décembre, nous continuons vers Fort Pierce car il y a possibilité de sortir de ‘l’Intracoastal’ et d’aller vers Miami directement. Nous sommes suivis toute la journée par un voilier de Toronto. Le capitaine, Dave, navigue seul et nous discutons parfois de bateau a bateau. Paysage monotone. Beaucoup de trafic et de blaireaux ventripotents qui nous font des vagues, soit avec leur jet ski, soit avec leur ‘cruiser’ a gros moteur. Sans parler des pêcheurs du dimanche qui décident d’ancrer au milieu de « l’Intracoastal » ou sous les ponts (sti !!!). On arrive a Fort Pierce ou nous mouillons par 2 m d’eau (c’est la misère) toujours près d’un pont. Dave, le torontois, vient a bord et nous passons une bonne soirée ensemble. En fait, il entreprend un second voyage après un premier effectue il y a 10 ans dans la Caraïbe. Nous passons la journée du lendemain ensemble à Fort Pierce ou il n’y a absolument rien à voir !!! Quelques courses et hop on ne restera pas. Les vents sont du sud jusqu’au 1er janvier et un nouveau ‘strong cold front’ est annonce avec des forts vents !!! Nous continuons donc dans ‘l’Intracostal’ et essayons d’avancer parmi les bateaux a moteur, les jet skis et excités du champignon. Nous arrivons dans la partie riche de la Floride et ça se voit !!! Nous mouillons dans le ‘Hobe Sound’ ou un voilier suedois vient nous rejoindre. Le 31 décembre, nous faisons les 14 miles qui nous séparent de Lake Worth, près de North Palm Beach. Toujours beaucoup de trafic dans cette partie de la Floride ou la richesse s’étale et ou les voiliers de voyage sont seulement tolères. Nous arrivons à Lake Worth vers midi et nous y retrouvons notre copain Dave de Toronto, qui vient tout de suite a bord. Nous partons ensemble a terre ou, non loin de la, se trouve un centre commercial. Nous arrivons à lire nos e-mails au restaurant mais la connexion n’arrête pas de sauter et nous ne pouvons répondre. Pas plus de chance au café ‘Starbucks’ (c’est bien frustrant !). Il y a aussi un objet en voie de disparition depuis le début de notre voyage, c’est la cabine téléphonique !!!! Et ça aussi c’est bien frustrant. On cherche encore celle de Lake Worth ! De retour au bateau, nous avons le grand plaisir de retrouver un bateau québécois (un couple et 2 jeunes enfants) déjà rencontres a Sandy Hook , NJ lors de nos déboires. Nous passons donc le 31 au soir ensemble a nous raconter nos dernières aventures, tout ça en français (ça fait du bien !!!). Le 1er janvier 2008 nous partons marcher vers les plages. La mer est belle et nous regrettons de ne pas avoir pris les maillots. On rentre au bateau en fin d’après midi car 2 a 3 jours de mauvais temps sont annonces et nous allons encore une fois être coinces a bord….a surveiller le bateau et celui de nos voisins…Miami n’est plus qu’a 74 miles (Pff ! comme c’est grand les Etats-Unis !!!).
BONNE ANNEE 2008 A TOUS !!! QUE TOUS VOS PROJETS SE REALISENT !!!! ET SURTOUT GARDONS LE CONTACT !!!

jeudi 3 janvier 2008

Pas de liaisons internet pour notre pc et les clefs USB ne marchent pas dans les lieux publics.
Aussi nous adressons a tous, des remerciements pour vos gentils messages et vous adressons nos meilleurs voeux sales pour la nouvelle annee.
sommes a Palm beach et la floride est le moins terrible que nous ayons vu!!!
a bientot par ecran interpose
Gilles et Pepette

dimanche 23 décembre 2007












paysage sur l intracoastal
a votre sante avec notre ami Bill
ma cabane in florida.....
Bertrand , quand il est ranfrogne!!!
Les copains de bord

bonnes fetes de fin d annee a tous nos amis et nos familles

Du 14 decembre au 22 decembre 2007 – de Charleston, S.C. a Saint Augustine, FL – 180 miles

Apres bien des hésitations et des communications quotidiennes avec la famille Mardon, il s’avère que l’état de santé du père de Gilles reste stationnaire et que le capitaine ne rentrera pas en France pour le moment. Cela n’empêche que ce genre de situation est toujours difficile à gérer de l’étranger et que le problème se posera a un moment ou a un autre. Nous restons donc a Charleston jusqu’au 17 décembre. Apres avoir connu une semaine de beau temps et de chaleur, nous expérimentons le mauvais temps. Les 15 et 16 décembre, des vents forts nous obligent à rester a bord 2 jours. Notre ancre dérape et nous sommes obliges de remouiller pour éviter de jouer aux autos tamponneuses avec le bateau (antipathique d’ailleurs !) qui est derrière nous. Le lundi, les vents se calment et nous décidons, en vue d’un éventuel départ, d’aller à la marina a cote pour faire les pleins d’eau, de diesel et également remplir la bouteille de propane qui nous permet de cuisiner (très important !!). Et alors la, impossible de relever l’ancre qui parait coincée dans un câble ou une barre de fer !! Apres bien des essais pour la décoincer, impossible de décoller. Gilles n’est pas tenté de plonger dans cette eau profonde, froide et ragoûtante de surcroît. On se renseigne pour payer un plongeur. C’est 250 $ sans garantie de récupérer l’ancre. Etant donne qu’une ancre vaut a peu près 100 $, on laisse tomber et avec l’aide de notre copain Bill, nous scions une partie de la chaîne et laissons donc un souvenir dans la baie de Charleston comme pas mal d’autres bateaux apparemment qui ont connu le même sort. Bon, après on rentre a la marina ou on tord un peu le balcon arrière et on scrape un peu de peinture bleue (Pat, qu’est ce que t’as prévu pour tes prochaines vacances ?). Enfin, on remplit trop le réservoir de diesel et ça déborde dans les fonds du bateau ce qui nous oblige a éponger du gazout pendant 2 jours (on sent bon le diesel numéro 5). Bref, une bonne journée comme on les aime !!! Heureusement, ce même jour, c’est l’anniversaire de notre copain Bill (62 ans) et on part tous les 3 au restaurant se goinfrer d’huîtres (servies avec du ketchup s’il vous plait, pas terrible d’ailleurs !) sous l’œil dégoûte de Gilles qui prend des crevettes.

Le mardi 18 décembre, les vents sont favorables et nous quittons Charleston avant l’arrivée d’un autre front froid prévu pour le week end suivant. Captain Bill, qui navigue tout seul, nous suit de près. Le matin de notre départ, le pont est gelé et on ressort la satanée tenue de ski. Notre plan est de sortir en mer pour aller directement vers la saint John river en Floride. La navigation se passe bien. Pas de mer. Pas beaucoup de vent, finalement et nous devons nous aider du moteur tout le temps. Nous passons 2 jours et une nuit en mer. Le temps se réchauffe et la nuit n’est pas froide (enfin !). En journée, nous quittons enfin le bonnet pour la casquette. L’eau grise devient de plus en plus bleue. Nous serons accompagnes pendant la plupart de notre périple par des dauphins qui sautent autour du bateau et jouent a son étrave. Nous arrivons mercredi soir dans la rivière Saint John qui mène à Jacksonville et jetons l’ancre a l’intersection de ‘l’Intracostal’ que nous retrouvons. Bill est déjà arrive. Pipi, les dents et au lit !!!

Etant donne que le mouillage ou nous sommes est super sympa (une centrale nucléaire a gauche et un port industriel a droite), on se casse au petit matin pour aller jusqu'à la ville de Saint Augustine, 40 miles plus au sud, par ‘l’Intracostal’, toujours accompagné de Bill. Re-decouverte de cette partie déjà faite il y a 10 ans par Anesthésie lors de la remontée au Canada. Tout se passe bien. Pas de problème d’eau. Beaucoup de courant. Des oiseaux encore et toujours. Un pilote d’avion, en entraînement, nous fait moult pirouettes acrobatiques pendant un bout de temps que nous ne nous lassons pas d’admirer (c’était toi Christophe ?). Nous arrivons vers 15 heures à Saint Augustine, qui pour votre culture générale, est la ville la plus ancienne des Etats-Unis. Soirée vin/fromage a bord avec Bill qui ne donne pas sa part aux chiens. Visite de Saint Augustine le lendemain, ville bien sympathique également avec ses monuments, ses ‘’vieilles maisons », son fort etc.… Nous pensons y rester 2 jours et oups aller vers Miami le plus rapidement possible.
En revenant de la ville, bien installés a notre bord, nous voyons passer, un voilier, grand voile et tourmentin établi, juste devant nous…il traîne son ancre a l’avant et vient se vautrer sur Anesthésie, qu’il grafigne sur tout bâbord. La main du capitaine, voulant protéger son bateau se fera bien pincer …bonjour les 4 mois passés à repeindre, anéanti en 2 secondes. Il accroche au passage notre chaîne, avec sa quille ce qui risque de nous faire déraper… Nous passerons la nuit à se demander si nous tiendrons au mouillage avec des rafales à 30 nœuds.
Dans la nuit du 21 au 22, nous surveillons chacun notre tour l évolution de notre position au mouillage. Nous nous trouvons après le carambolage à une trentaine de mètres d un pont qui en mesure dix de haut. Au petit matin l ancre chasse et nous devons relever au plus vite, le mouillage et retrouver une autre place parmi tous les bateaux déjà la, avec des rafales de vents a plus de trente nœuds…Le seul endroit disponible, est limite en profondeur, donc après avoir éviter de casser le mat nous risquons de nous échouer. Tan tan tan la plaisance c est le pied, tan tan tan….. (Pour ceux qui pensent que nous sommes en vacances !!!)Les yeux rougis par le manque de sommeil, et obliges de rester a bord, (mauvais temps oblige) nous vous faisons partager nos déboires provoques sûrement par une pleine lune qui tous les 28 jours nous fait profiter de ses humeurs (bonjours les filles).





jeudi 13 décembre 2007








quelques photos de charleston prises sous un autre angle avec un autre appareil pour notre rugbyman favori.mise a jour du blog prevu ces jours ci en direct de la floride


Du 5 décembre au 13 decembre 207 - de Southport, N.C. a Charleston, S.C. – 160 miles

Décides a partir en mer, nous nous préparons et attendons 2 jours a Southport le bon vent pour ‘sortir’. Malheureusement, les vents tournent a nouveau et afin de ne pas perdre trop de temps, nous continuons encore un bout sur ‘l’Intracostal’. Dommage, on se voyait déjà en Floride le week end prochain !! Car même si on commence à voir les premiers palmiers, on ne quitte toujours pas notre bonnet (Brrr !!). On quitte la Caroline du Nord, arrivons dans le coin de Myrtle Beach le premier soir. Beaucoup de constructions, ‘villages modernes’ et installations touristiques dans ces endroits ou les grandes plages ne sont pas loin. Mais la promenade est agréable. Anesthésie ne touche même pas une fois grâce à la dextérité du capitaine !!! Le second jour, nous rentrons dans la Waccamaw River et le paysage change complètement. Apres une végétation plutôt luxuriante, on longe désormais des kilomètres et des kilomètres d’arbres dépouilles de toute feuille qui donne au paysage un aspect un peu triste et sauvage. Par contre, il y a beaucoup d’eau dans cette partie-la de ‘l’intracostal’ ce que nous apprécions grandement !! Nous voyons toujours pas mal d’oiseaux, notamment des pygargues, oiseau emblème des Etats-Unis. On termine cette belle journée en jetant l’ancre dans la ‘Minim Creek », bel endroit sauvage, au sud de la ville de Georgetown. Nous partageons le mouillage avec un autre bateau du Vermont. Son capitaine, Bill, est retraite et navigue seul jusqu’au Dry Torturas, îles au large de la Floride. Nous partons très tôt le lendemain et commençons notre périple dans un paysage magnifique. En effet, nous passons ‘Cape Romain’ et traversons le ‘Cape Romain Wildlife Refuge » compose de méandres, petites criques, bras de mer. Tout cela est très beau au soleil levant. Les chasseurs, eux aussi, se sont levés tôt car ça pétarade de partout. Il ne fait pas bon être canard en ce moment en Caroline du Sud. On voit quand même pas mal d’oiseaux courageux qui osent sortir quand même. Puis le paysage devient plus banal pour arriver dans des petits villages ou chaque maison a son ponton. Malheureusement, nous faisons encore les frais du manque d’eau dans ‘l’Intracostal’et nous nous embourbons encore 2 fois dans cette mêlasse ou certaines bouées sont mal placées ! D’après les américains avec lesquels nous parlons, le budget alloue par les autorités fédérales n’est plus suffisant pour draguer cette voie d’eau et ‘l’Intracostal’ est pas mal néglige ces dernières années. Bref, après avoir attendu près d’une heure l’ouverture d’un pont, nous arrivons le samedi 8 décembre à Charleston, S.C. suivi de près par Captain Bill du Vermont. Nous mouillons près de la marina municipale. Vous savez quoi ? IL FAIT CHAUD !!!!!!!


Depuis dimanche matin, nous profitons de la ville de Charleston qui est superbe ! Vraiment une belle destination à faire. Rues bordees de palmiers, petits quartiers sympas, jolies maisons, boutiques, galeries etc…Tous les jours, nous arpentons la ville de long en large. C’est l’été ici et nous apprécions cette chaleur après s’être cailles solide lors de la descente. Notre voisin Bill, amateur de vins, passe tous les soirs au bateau et on débouche une bouteille. Nous attendons le ‘bon vent’ pour aller directement sur la Floride. Nous ne souhaitons pas continuer par ‘l’Intracostal’. De toute façon, renseignements pris, nous ne pourrions pas passer en Georgie à cause du manque d’eau. Par contre, on était assez contents, pour une fois, d’être en retard sur notre périple quand on a appris le passage de la tempête tropicale Olga sur Haïti, la République Dominicaine et Cuba… La météo annonce des vents forts pour le week end prochain donc on n’est pas prets de décoller !! Enfin, nous n’avons pas de bonnes nouvelles de France ou le père de Gilles est au plus mal. Nous avons passe les 2 derniers jours a nous organiser au cas ou Gilles devrait rentrer en urgence (billets d’avion, recherche d’une marina pour mettre bateau en sécurité, etc..). Bref, nous sommes en stand by pour l’instant. Moments difficiles pour le capitaine.

mardi 4 décembre 2007

De Conjoint, N.C. a Southport, N.C.







code maritime international: 1ere photo...passer entre le jaune et le rouge

Du 27 novembre 2007 au 4 decembre 2007 – Conjoint, N.C. / Southport, N.C. - 255 miles

Chaque jour, nous partons assez tôt pour bénéficier au maximum de la clarté des courtes journées et continuer notre route sur « l’intracostal ”qui est composé de bras de mer intérieure, relies entre eux par des canaux creusés artificiellement. Le but est au moins de passer le Cap Hatteras de mauvaise réputation par l’intérieur et ensuite, nous verrons si nous pourrons sortir en mer pour « couper » et ainsi gagner du temps sur certaines portions de la cote. La plupart du temps, nous sommes au moteur toute la journée mais essayons de dérouler la voile sur les parties plus larges. Certaines parties aussi ont très peu d’eau et Anesthésie s’est « tankée » par 3 fois dans la vase, ce qui stresse pas mal l’équipage !!! Sinon, toute cette partie de ‘l’intracosal’ est plutôt sauvage. Quelques petits villages de temps en temps avec des pontons. Pas mal d’oiseaux dans ces zones humides, ou mouettes hérons canards et cormorans se disputent cet espace désert, succession de pinède, dunes, marigots et autres marécages. On voit aussi souvent des pélicans et a chaque inlet (entrée de mer) des dauphins nous accompagnent un moment. Aucun supermarché en vue, et, vers le 28 novembre, on se détourne du chenal principal pour aller dans une marina à Belhaven, N.C. pour refaire le plein de gasoil et refaire un ravitaillement car on tape dans les conserves depuis 2 jours. On arrive à Belhaven et on apprend que le supermarché le plus proche est à 4 Kms environ. La marina met à notre disposition une voiturette de golf pour aller faire le ravitaillement. Nous voila partis dans notre nouvelle Suzuki, littéralement morts de rire sur la « highway » qui nous mène au supermarché, un petit pincement au coeur en croisant la voiture de patrouille locale. Les freins ne fonctionnant pas vraiment et il faut enclencher la marche arrière pour pouvoir s’arrêter ! Gros ravitaillement et on revient « a donf » en se gelant comme il faut sur notre bolide, talonné de près par un trafic pressé de nous doubler!! Bref, un bon moment de rigolade !!! Depuis Cape May, il y a tous les 4/5 jours environ un avis de tempête au large ce qui nous empêche de sortir à Beaufort, N.C. et descendre plus rapidement comme nous voulions le faire. Tant pis, on continue par « l’Intracostal ». Un soir, on rencontre le bateau «Frog kiss ». Patrick, le capitaine, est un français qui vit depuis 38 ans aux Etats-Unis et qui descend aux Bahamas avec un couple d’amis américains (qui eux on déjà accompli 2 tours du monde). Il nous invite a bord, histoire de goûter le beaujolais nouveau. Les 2 bateaux se mettent a couple et on passe une excellente soirée ensemble bien arrosée ! Sinon, notre appareil photo ne veut plus rien savoir (bonjour la technique !). On va essayer de régler ça à Southport, N.C. pour pouvoir fournir des photos prises « sous un autre angle » a Bertrand !
Aujourd’hui le 4 décembre, nous avons battu tous les records…5 fois mis au plein en 20 miles (être au plein = échouage) entre Wrightville Beach et Southport- NC. Il n' y a vraiment pas d’eau dans l intracostal .. Et il parait que c est pire en Georgie !!!!. Franck peut etre rassure, il y a pire que lui maintenant!!!!!
Mise au point pour Ced…nous aimerions bien être a l endroit que tu indiques sur la carte, mais ces osties d amerloques appellent toutes leurs villes par le même nom !
En tout cas merci a tous pour vos e-mails et commentaires qui embellissent nos escales. Nous ne pouvons répondre individuellement a chacun d’entre vous mais sachez que nous lisons tout et apprécions chaque mot !!!