vendredi 7 août 2009

Du 19 juillet au 7 aout 2009 – Sausalito, CA/Bellingham,WA/Friday Harbor, WA/Roche Harbor, WA – 50 miles par la mer (le reste en camion/bus)

Ile san Juan :Roche Harbour
Mont Young et son chapelet d iles
La vigilles en poste
Vue sur Vancouver island
Hotel Haro, quartier general d Anesthesie, internet ,cafe...etc
Traversee des pistes d 'aviation
Cabotage d iles en iles
Friday Harbour
Totem, un peu, beaucoup.....
Encore un lifting pour la old Lady
Ballade pour Bellingham
Causette forcee avec le voisin a maree basse
Vos gueules les mouettes...


Nous revoilà après quelques semaines bien stressantes. En effet, au lieu de nous simplifier la vie, la décision de mettre Anesthésie sur un camion nous apportera finalement plus de complications que prévues. Nous passerons notamment 2 semaines à Sausalito ou chaque jour nous apportera de nouveaux problèmes. Tout d’abord, le ‘manager’ des bouées de la baie de Sausalito qui nous interdit d’ancrer, nous oblige à prendre une bouée. Il nous assure qu’il y a assez d’eau pour Anesthésie et sa quille de 1m80. Tu parles !! A marée basse, nous sommes tanqués dans la boue à taper sur le corps mort et ne tournons pas comme les autres bateaux. Conséquences, nous touchons a marée basse effleurant chaque fois notre voisin ; devons veiller au grain sans cesse pour ne pas faire de dégâts !!! Ensuite, le chantier de Sausalito nous assure qu’il n’y a aucun problème pour démâter et sortir de l’eau et que nous pouvons venir quand nous voulons…. Bullshit ! Chaque jour, nous allons au chantier et il n’y a jamais de place pour le bateau. Nous devrons encore attendre plusieurs jours. En attendant, nous devons démonter le mat de l’éolienne qui est trop haut pour passer les ponts sur le camion. Cette opération s’avère plus compliquée que prévu et nous y passons des heures. Le transporteur, de son coté, nous annonce qu’il n’accepte que du cash et nous passons encore des journées a trouver des banques qui veulent bien nous sortir plus de cash qu’a la tirette (la réponse habituelle est ‘va voir la banque concurrente !!). Nous continuons néanmoins de préparer le bateau pour le transport (retrait et pliage des voiles – fixation de différents équipements etc.…) et nous nous apercevons qu’un hauban est cassé. Cette découverte nous fait moins regretter d’être resté car nous aurions sûrement eu d’autres problèmes ultérieurs en mer(dématage involontaire!!!). Nous rentrons finalement au chantier qui nous fait manoeuvrer le bateau au moins 5 fois dans un espace restreint, nous finissons par démâter (volontairement !) et passons encore une journée a nous énerver sur le mat car il faut enlever les barres de flèche, feux, antennes qui, après 25 ans d’existence, sont réticentes a lâcher prise… Nous emballons le grand pieu d’Anesthésie dans du papier bulle et scotchons tout cela fermement. Entre temps, le transporteur nous apprend qu’il aura 1 jour de retard…Nous avions, bien entendu, pris des billets de bus pour Bellingham non remboursables avec un tarif préférentiel (heureusement, la compagnie de bus ne nous obligera pas a repayer les tickets mais seulement une taxe supplémentaire !). Pour résumer, nous aurons a Sausalito, le même service qu’en Amérique Centrale (jamais de problème quand on s’informe – des journées a attendre – des résultats moyens ou pas de résultats). La seule différence, c’est que nous avons paye plus cher !!! Le 23 juillet, un gros camion arrive conduit par Monroe et Connie et leurs 9 chihuahuas dans la cabine (ya de la vie la dedans !). Anesthésie est levé, posé sur la plateforme et nous passons une après-midi à fixer ces 11 tonnes qui vont passer 48 heures sur la route. Monroe et Connie sont un couple dans la soixantaine bien tassée qui vivent dans leur camion et transportent des bateaux depuis plus de 40 ans à travers les Etats-Unis. Ce sont des gens simples, très sympathiques bien que difficiles à comprendre pour nos oreilles d’européens. Ils remarquent notre stress et saurons nous rassurer. Anesthésie est entre de bonnes mains ! Nous partons de notre coté prendre le bus pour 24 heures de voyage entre San Francisco et Bellingham en passant par Sacramento, CA, Portland, OR, Seattle, WA et finalement Bellingham, WA ou nous arrivons vers 21h15 sous la pluie (la première depuis le Costa Rica en décembre dernier). Le bus nous dépose a l’extérieur de la ville ou il n’y a qu’un seul hôtel a 239 USD la nuit (il ne reste plus que la suite romantique et nous ne le sommes pas vraiment en ce moment !!!!). Nous nous renseignons auprès des gens dans la rue pour trouver un hôtel moins cher et finalement un gars sympa nous conduit dans Bellingham ou nous trouvons ce que nous voulons. Le lendemain, nous nous rendons a pied jusqu’au nouveau chantier ou Anesthésie sera livré. Monroe et Connie arrive comme prévu une journée plus tard et nous recommençons les manœuvres inverses de Sausalito. Heureusement, le chantier de Bellingham est beaucoup plus sérieux. Nous y passons une semaine, profitant de ce que le bateau est levé pour rouler une nouvelle couche d’antifouling et résoudre nos problèmes (voile, hauban, VHF), ne pouvant toujours pas régler le principal a savoir l’énergie. En effet, nous devons commander la pièce défectueuse de l’éolienne (15 jours a 3 semaines de délai) et ne voulons pas rester bloqués tout ce temps a attendre sans rien faire. Cette opération est prévue lors de notre arrivée a Vancouver, lorsque nous aurons une ‘stabilité’. Notre semaine a Bellingham sera grandement facilitée par la gentillesse et l’aide de plusieurs personnes : Blane, le contremaître du chantier qui nous facilitera la vie en nous prêtant des outils et en nous donnant la clé de sa douche personnelle. Toujours courtois et sympathique, il offre même des cigarettes au capitaine ; Doug, un papy énergique, toujours plein de projets, qui nous donnera un panneau solaire et sera notre taxi pendant une semaine ; Richard et Earl qui nous invitent au bar et nous donnent beaucoup de cartes nautiques de la région. Le 4 août, nous reprenons la mer, bien décidés à profiter de cette région prometteuse pendant les 2 mois d’été qu’il nous reste. Nous sinuons le long des îles San Juan qui d’après l’avis du capitaine, sont un mélange du Golfe du Morbihan et de la cote Nord du Québec. Nous revoici rejouant avec les courants forts similaires au fleuve Saint Laurent et à la Bretagne Nord. Malgré la grisaille, le paysage est joli et nous effectuons notre premier arrêt à Friday Harbor. Etant en pleine période estivale, nous sommes confrontés à la faune américaine en vacances. Depuis 2 jours, nous sommes à Roche Harbor, dernière étape avant le Canada.

samedi 18 juillet 2009

Du 25 juin au 18 juillet 2009 – Santa Cruz, CA/Half Moon Bay,CA/San Francisco, CA – Etats-Unis – 66 miles

Les brumes du vallon
68 d'hier (notre voisin)
68 d'aujourd'hui
Les petites boucles valent le detour
Muir woods et ses vieux millenaires
Incitation au recrutement pour faire la guerre
Rue Lombard pour tirer des bords
Vue de la porte d'or
Golden gay park
Oh la belle rouge
Raid sur Bagdad le 4 Juillet
Petit air de Iron Building
Ping pong Town
On n'a pas pu jouer oiun!!
Civic center
Dejeuner chez Lori's..annee 50
Union square
Trop laid? mais non! juste d'epoque
Aquatic park au coeur du bassin olympique...
Apres NY on arrive a SF yaouh!!!
Golden Gate en ligne de mire
Merde voila les boss


Nous restons 2 jours dans la ville de Santa Cruz qui a un petit coté granola avec ses cafés anarchistes et ses boutiques biologiques. Nos amis les phoques sont toujours très nombreux et profitent de nos virées a terre pour faire du bronzage intégral sur Anesthésie locale. Le 27 juin, nous levons l’ancre à 5 heures du matin pour nous rendre à Half Moon Bay, toujours accompagnés de Timo et Sandra. Nous remarquons, lors de cette navigation, que l’éolienne tourne anormalement doucement. Nous passons 3 jours à Half Moon Bay, port de pêche minuscule où il n’y a pas grand-chose à faire. Ne soupçonnant pas encore un problème d’énergie, nous utilisons tous les appareils électriques a bord et sans y prendre garde, mettons les batteries a plat. San Francisco est à 20 miles et tous les jours, de forts vents balaient la baie (de 30 à 40 nœuds). Nous partons quand même le 1ER juillet avec du vent de sud ouest (si ! si !). Anesthésie file sous génois et nous voyons très vite le fameux Golden Gate dans la grisaille matinale. Une fois n’est pas coutume, nous ralentissons l’allure pour nous engager a marée montante dans le goulet d’entrée de la baie, bénéficier des courants favorables puissants a cet endroit et éviter une mer hachée opposée au vent. L’effet venturi est encore de mise dans l’étroit passage et nous voici propulsés a plus de 6 nœuds vers le mouillage du bassin aquatique ou il faut rentrer a la voile pour ne pas hacher menu avec l’hélice, les nombreux nageurs qui alignent les longueurs. Pendant une semaine, nous serons entourés de baigneurs qui, malgré le froid et le vent, nagent, en se relayant, du lever du soleil au crépuscule. Les 1000 kilomètres de ski de fond du capitaine, c’est de la gnognotte a coté ! En tout cas, nous sommes super bien placés pour visiter la ville de San Francisco. Copinant avec les gardiens du parc aquatique, qui sont ravis d’avoir un bateau étranger, nous resterons ancrés à cet endroit pendant une semaine. Dés notre arrivée, nous combinons démarches pour réparer éolienne et VHF et visite de la ville. Nos amis allemands ont préféré faire impasse sur San Francisco et tailler la route. Nous apprécions nos promenades dans cette cité renommée qui nous parait plus humaine et moins polluée que sa consoeur de la cote est. Lignes de trolley, China Town, Coit Tower, Downtown, Financial District, quartier Castro, Civic Center et le Golden Gate Park n’ont plus de secrets pour nous. Le 4 juillet, notre bassin est investi par des dizaines de voileux du dimanche qui viennent y ancrer (comme des vaches !) pour assister au feu d’artifice d’Independence Day. Nous sommes aux premières loges !!! Ces découvertes nous enchantent. Malheureusement, chaque soir, nos problèmes techniques non résolus noircissent le tableau. Le premier électronicien consulté nous affirme que l’éolienne n’est pas en cause (il a, dit-il, appelé la maison mère et effectué une série de tests) et que le problème vient très certainement de l’installation électrique du bateau. Le capitaine, sceptique, revoit quand même sa copie et prend le temps nécessaire pour revérifier toute son installation et faire les tests qui s’imposent. Rien ne cloche a son avis. Nous remontons l’éolienne, l’électronicien vient a bord vérifier le tout, ne trouve rien, facture ses services et repart. Notre éolienne ne fonctionne toujours pas et le problème reste entier…. Que faire ? Ou trouver la personne compétente ? Pendant une matinée, nous essayons d’appeler des entreprises susceptibles de nous aider et croyez nous, ce n’est pas facile !! Sans téléphone portable, sans voiture et avec un accès Internet réduit, nous sommes handicapés pour trouver de l’information. Renseignements pris, nous déménageons pour Sausalito ou une entreprise d’électricité est susceptible de nous aider. Bernard, un français qui a navigue 4 ans dans le pacifique sud, nous accueille et nous simplifie l’ordinaire (douches, lessive, chargeur de batteries). Son associé, Richard, confirme, avec les instruments appropriés que le système électrique d’Anesthésie est efficient. Une société annexe révise l’éolienne. Entre temps, nous visitons Sausalito, mélange de population huppée et de hippies soixante huitard. Le phénomène baba cool est d’ailleurs parti d’ici ! Nous allons également marcher dans la foret de Muir Woods, connue pour ses arbres millénaires, occasion d’enchaîner petites boucles sur petites boucles pour admirer la baie de San Francisco et ses environs. Une semaine plus tard, le diagnostic tombe : une pièce électronique est a changer (seulement après 1an et demi d’utilisation) et la réparation, que l’on nous dit aléatoire, coûte presque aussi cher qu’un nouvel achat. Colère et dégoût pour tous ces équipements achetés neufs !!! Sur un coup de tête et une rapide évaluation de la situation (route qu’il nous reste a faire vent et courant dans le pif, sans énergie a bord, avec risque de coup de vent le long d’une cote sans port-refuge, brouillard, pêche intensive et trafic le long de la cote), nous décidons de charger Anesthésie sur un camion jusqu'à Bellingham, au nord de Seattle et de continuer vers le Canada pour résoudre les problèmes tout en profitant de la région. Le bateau devrait être chargé mercredi prochain et en attendant nous le préparons pour le démâtage et le transport. Excédés, nous ne sommes pas surs d’avoir pris la bonne décision….et sommes tristes ne pas tout faire par la mer…

ALEA JACTA EST !!

Chanson philosophique du capitaine :

C’est un petit rafiot fait comme un sabot
Hisse et Oh, Santiano
Ti moteur et grand tirant d’eau
Il se traine comme un vieil escargot

Refrain
Toujours a la barre, toujours face au vent
Hisse et Oh, Santiano
Si eole s’acharne tout le temps
J’suis pas sur d’arriver a Frisco

A force d’y trimer comm’ un bourricaut
Hisse et Oh, Santiano
Réparer, ach’ter, remplacer
J’y suis tanne d’y faire le bosco

Refrain
Toujours a la barre, toujours face au vent
Hisse et Oh, Santiano
Si eole s’acharne tout le temps
J’suis pas sur d’arriver a Frisco

En panne d’energie, les batteries a zéro
Hisse et Oh, Santiano
Que des charlots pour faire le boulot
Le voyage se finit a Frisco

Refrain
Plus jamais a la barre, plus jamais face au vent
Hisse et Oh, Santiano
Eole peut s’acharner tout l’ temps
Va falloir se remettr’ au boulot

vendredi 26 juin 2009

Du 11 au 24 juin 2009-Santa Catalina Island,CA/Santa Barbara,CA/Conception Point,CA/Port San Luis,CA/Santa Cruz,CA – Etats-Unis (290 miles)

Plan vigie pirate
Nettoyage de printemps quand l occasion se présente
Réunion Franco Allemande au sommet!!!
Ca guinche a Avila city plage
On vit dangereusement aux States
Saperlipepette, qu as-tu dans la tête ?
Flânerie dans la ‘vieille ville’
Santa Barbara promenade de bord de mer
Toutes voiles ou cuisses dehors a Santa Barbara

Le 12 juin, nous quittons l’île Catalina a regret tant le coin est joli et agréable mais nous avons encore et toujours de la route a faire… Objectif, Santa Barbara, 80 miles plus loin. C’est pendant cette navigation que le logiciel de cartes marines, ‘Maxsea’ décide de nous faire son premier caca nerveux. Impossible de l’ouvrir ! Ce nouvel incident déprime beaucoup le capitaine qui a pris l’habitude, depuis le début du voyage, de faire sa route facilement sur l’ordinateur et doit retourner aux bonnes vieilles cartes papier !!!! Apres avoir longé de nombreuses plates formes pétrolières, nous arrivons quand même sans encombres, en pleine nuit, une fois de plus, dans la marina de Santa Barbara ou sont alignés des centaines et des centaines de voiliers (l’industrie de la plaisance n’est pas près de faire faillite en Californie !). Apres une nuit écourtée, nous allons nous promener vers le vieux quai de la ville et avons le grand plaisir de retrouver… Timo et Sandra, nos 2 allemands baroudeurs qui montent vers l’Alaska. Notre dernière rencontre remonte au Salvador et les retrouvailles sont chaleureuses autour d’un dîner ou Sandra et Timo nous racontent leurs dernières galères mécaniques. Les garçons essaient de résoudre le problème ‘Maxsea’ sans succès. Finalement, le capitaine zigonnera une bonne partie de la soirée sur l’ordinateur, se transformera en Bill Gates (sans les moyens financiers !), et miracle, le logiciel fonctionne a nouveau !! (Trop bon, le capitaine !!!). Attention, amis informaticiens, il y a de la concurrence ! Sinon, que dire de Santa Barbara ? La ville est riche et fleurie. Les rues sont remplies de pin up et tout est très propre. Même les clochards (si si il y en a) ont leur caddie de chez Dior propre et bien range !!! La prochaine étape est moins chic car nous devons passer le fameux ‘Point Conception’ que les instructions nautiques américaines nomment le Cape Horn du Pacifique (ouah la la !!!). Encore un effet venturi ou la mer peut se lever sur une distance considérable. Apres avoir discuté avec plusieurs locaux qui l’ont déjà passé, nous adoptons la tactique que tout le monde conseille. Il faut d’abord faire les 40 miles qui nous séparent de la pointe, s’abriter a Cojo Anchorage, mouillage juste avant le cap et attendre la nuit que les vents se calment pour passer cette zone dangereuse. Suivis de Timo et Sandra, nous attendons là et repartons vers 1 heure du matin vers Conception Point. Même si nous sommes un petit peu décoiffés, tout se passera bien pour effectuer les 14 miles difficiles de cette zone. Nous continuons notre chemin vers le nord et arrivons a Port San Luis ou nous sommes contents de nous accrocher a une bouée car le vent souffle a 25/30 nœuds (de face, bien évidemment !!). Que Brigitte Bardot se rassure, les phoques sont loin d’être tous extermines !!! Nous en voyons beaucoup depuis Cabo San Lucas mais la, a Port San Luis, ils pullulent : dans l’eau, sur les pontons (il faut jouer des coudes pour débarquer !), sur les bouées, dans les annexes etc... Nous apprenons également qu’ils ont déjà coule de petites embarcations, en montant a plusieurs, les déstabilisant par leur poids. Toutes ces chairs adipeuses ont un cri rauque bien particulier et nous assure un tapage quotidien !!! Le lendemain de notre arrivée est réservé au farniente et nous partons a pied jusqu’au village tout proche d’Avila qui borde la mer et s’anime en fin de semaine lorsque beaucoup de gros derrières viennent bronzer sur la plage (cousins des phoques). Nous pensions rester 2 jours à Port San Luis mais la météo a venir nous fera changer d’idée. En effet, un avis de tempête est annonce pour les 4 prochains jours sur une bonne partie de la cote californienne. Nous restons sagement a notre bouée et attendons que le mauvais temps passe en profitant de Port San Luis et en organisant un barbecue avec Timo et Sandra sur la plage (ça pourrait être pire !!!). Contrairement aux pays pauvres, nous avons plus de mal a accéder aux moyens de communication : la majorité des gens possédant Internet chez eux ainsi qu’un téléphone portable, les cabines publiques et les cafés Internet ont été, ici. éradiques. Le même phénomène s’applique aux transports publics inexistants dans les petites localités, tout le monde possédant une voiture. Nous regrettons les ‘chicken bus’ d’Amérique Centrale qui nous emmenaient n’importe ou a toute heure pour un prix dérisoire. Nous avons essaye le stop mais sans succès… Le 23 juin, les éléments se calment et Anesthésie prend un nouveau départ dans la grisaille et le brouillard pour nous emmener 120 miles plus au nord ouest, dans le port de Santa Cruz. Nous sommes actuellement mouilles près d’une sorte de foire du trône pour les français ou de ‘la Ronde’ pour les québécois. Les nombreux estivants viennent se faire secouer sur les montagnes russes et autres manèges pendulaires. L’amiral leur paierait bien un tour dans notre ‘machine a laver’ histoire de voir s’ils tiendraient la distance sur plusieurs miles sans ‘raouler’.






mercredi 10 juin 2009

Du 26 mai au 10 juin 2009 – Ensenada, Mexique/San Diego, CA/Santa Catalina Island, CA - Etats-Unis (140 miles)

C'est encore loin Vancouver ou la solitude du marcheur
Catalina harbour
Chemin de chevre
Destin de chevre
L'otarie le HLM
Trolley station San Diego
Seaport village
Welcome to the US
Adios las chicas
Adios Mexico
La Bufadora
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Papa razzi et son sujet

Elle est grande comme ca ma voiture

Rallye Baja 1000

C’est notre dernière semaine au Mexique et chaque matin, nous nous levons dans la grisaille ! Nous avons bien du mal à nous y faire... Nous passons la plupart de notre temps à faire des provisions avant de rentrer dans des contrées plus chères et à bichonner Anesthésie après les 700 miles difficiles de la Baja California. D’ailleurs, le capitaine mettra tellement d’ardeur a nettoyer le tableau arrière qu’on entendra tout a coup un ‘plouf’ dans la marina et on verra un Gillou essayer de remonter péniblement sur un ponton sous l’œil narquois des phoques beaucoup plus agiles que lui ! (bien qu’il ait aussi les pattes palmés !).
Etant donné que les autobus sont rares en Baja California et que les horaires ne nous arrangent pas vraiment, nous louons une petite voiture, une journée, histoire de faire une dernière virée dans le pays. Nous partons au petit matin vers le village d’Ojos Negros ou le soleil nous attend. Malgré notre véhicule ‘non 4 X 4’, nous décidons de traverser le ‘Parque de la Constitucion’ plateau désertique, compose de petits conifères, de rochers et de lacs asséchés. Pendant près de 3 heures, nous avançons lentement sur la route de gravelle et passons avec succès les quelques endroits un peu trop rocailleux a notre goût. Finalement, notre titine tiendra le coup alors que nous dépassons un ‘4 X 4’ réparant une crevaison et croisons un local qui nous demande ou trouver de l’eau dans cette étendue désolée…. Nous continuons notre périple jusqu'à Tecate, petite ville frontière avec les Etats-Unis puis vers les abords bien laids de Tijuana avant de redescendre par la cote vers Ensenada. Dés que nous rejoignons la mer, nous subissons a nouveau la grisaille et trouvons d’ailleurs cette partie de la cote decevante…Nous finissons la journée au point de vue de la ‘Bufadora’, site très joli ou il faut payer pour contempler le Pacifique (ça commence !!!). Nous dépensons nos derniers pesos a Ensenada ou les bateaux de croisière ne s’arrêtent plus pour cause de grippe porcine, ou la zone touristique est déserte et ou les commerçants tirent la langue.
Le 2 juin, nous quittons le Mexique, conquis par ce grand pays magnifique composé de paysages variés et habités par une population sympathique et serviable. Nous continuons vers le nord et longeons la ville de Tijuana. Nous n’avons pas fait un mile en territoire américain qu’un hélicoptère de la ‘World Company’ vient tourner plusieurs minutes au dessus d’Anesthésie, repart, reviens etc… (douanes ? armée ?). En tout cas, nous sommes repérés ! Nous rentrons à la nuit tombante dans le port de San Diego ou chaque bouée abrite une famille de phoques. Nous nous rendons directement vers le ponton des autorités ou nous devons faire notre entrée dans le pays, tout en mangeant les derniers fruits et légumes qui ne passeront pas a la douane !!!! Malgré notre inquiétude (on est toujours un peu nerveux en rentrant aux Etats-Unis), tout se passera bien et la seule chose qui gênera les autorités, c’est notre drapeau français accompagne de notre passeport canadien (1ere fois que cela pose un ‘problème’ !). Ils finiront néanmoins par nous faire un nouveau ‘cruising permit’ valable pour une année. Apres 16 mois d’Amérique Centrale, ou la viande pend toute la journée au soleil, ou des familles entières circulent sans casque sur une mobylette, ou les règles basiques de sécurité sont inexistantes, nous retrouvons l’Amérique du nord, propre, aseptisée ou tout abonde a des prix exorbitants. San Diego nous plait bien ! Des centaines et des centaines de bateaux flottent et régatent toute la journée dans sa grande baie protégée. Nous sommes à Shelter Island et les 2 Kms a pied pour se rendre au premier arrêt de bus se font le long de la baie ou les fleurs embaument. Nous passons quelques jours a visiter le ‘Downtown », soit a pied, soit en trolley, le old town ainsi que seaport village. Apres avoir été malades tous les 2 a 3 jours d’intervalle (sorte de gastro ou grippe porcine ?), nous reprenons la route pour 80 miles, toujours vent dans le pif, pour arriver au petit matin dans le port de Catalina Island, île située au large de Los Angeles. Le coin est très joli et le village de two harbors est bien agréable et tranquille hors saison touristique. Malgré une nuit blanche, nous partons marcher sur les collines surplombant les différentes baies et, le soleil nous gratifiant de vues spectaculaires, la petite boucle devient, bien évidemment, une grande randonnée de 5 heures. L’île est sauvage et la végétation est un mélange de plantes tropicales, de cactus et de bruyère. Nous pensons effectuer un prochain départ dans les 2 jours si la météo le permet pour regagner la cote vers Santa Barbara